Les 7 merveilles du monde

Un exposé détaillé sur chacune des sept merveilles du monde antique.

Parenté : Antiquité


Les Sept Merveilles du monde sont, selon les Anciens, les sept plus beaux monuments de l'Antiquité. Leur énumération est attribuée à Philon de Byzance au IIIe siècle avant Jésus-Christ :

Tous ces monuments sont à présent détruits, à l'exception des pyramides.

Les pyramides de Gizeh [carte]

Ces trois pyramides sont situées à Gizeh, à 8 km du Caire. Bâties pour des pharaons de la IVe dynastie (-2575 à -2130), elles forment ensemble un remarquable édifice en pierre. Elles ont été construites avec des outils simples, mais sur un chantier très bien organisé. Leurs énormes blocs de pierre recouvrent de nombreux couloirs qui déroutaient les pilleurs de tombe et des chambres funéraires. Elles sont construites sur un plateau rocheux, surplombant le Nil.

Égypte : Les pyramides de Gizeh.

Les jardins suspendus de Babylone [carte]

Ces magnifiques jardins furent construits par Nabuchodonosor II en l'honneur de la reine Amytis, au VIe siècle avant Jésus-Christ, pour lui rappeler les montagnes et la végétation de son pays (la Perse). Ces jardins, situés au Nord-Est du palais, étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un immense escalier. Ils n'étaient pas vraiment suspendus, mais soutenus par de nombreuses voûtes et des piliers de brique. C'était un véritable jardin botanique, avec des arbres gigantesques provenant de toute la Mésopotamie, qui poussaient aussi bien que s'ils étaient plantés en pleine terre, arrosés par l'eau de l'Euphrate, qui était montée par des vis hydrauliques. Les fouilles effectuées ont permi de découvrir ses voûtes puissantes et épaisses qui dominaient le fleuve.

C'est le père de Nabuchodonosor II qui fit construire le mur d'enceinte de Babylone. Mais ce long travail fut achevé par ses succésseurs. Ce mur d'enceinte comportait 250 tours et neuf immenses portes en bronze.

Babylone : Schéma de la reconstitution d'une des portes.

Babylone : Les jardins suspendus.

Autour de l'œuvre

De nombreux objets ont été retrouvés par les archéologues sur les lieux de l'ancienne Babylone. Certains sont exposés au British Museum de Londres et témoignent de l'art et de l'écriture de l'époque.

[Cliquez pour agrandir : 62 Kio] London - The British Museum: Babylonian art. [Cliquez pour agrandir : 98 Kio] London - The British Museum: Babylonian art. [Cliquez pour agrandir : 100 Kio] London - The British Museum: Babylonian art. [Cliquez pour agrandir : 79 Kio] London - The British Museum: Babylonian art.

Le phare d'Alexandrie [carte]

Le port d'Alexandrie fut construit en -332 par Alexandre le Grand. En -285, sous le règne de Ptolémée II Philadelphe, Sostrate de Cnide y a fait construire le phare d'Alexandrie. Ce phare, qui fut achevé vers -290, était placé sur la petite île de Pharos (qui a donné le mot "phare"), placée devant le port d'Alexandrie et peu à peu reliée à la terre ferme par les alluvions du Nil, sur lesquelles on construisit une chaussée et un pont. Le phare était destiné à protéger les navigateurs. Selon de nombreuses descriptions, il comportait trois étages de marbre blanc : le premier était carré, le second octogonal et le troisième cylindrique. Les angles étaient ornés de statues de bronze qui supportaient sans doute des miroirs qui, la nuit, réfléchissaient la lumière du feu. Son sommet culminait à environ 120 mètres au-dessus de la Méditerranée et sa lanterne éclairait jusqu'à 55 km à la ronde. Du sommet, on voyait les navires à environ 160 km en mer.
Il fut malheureusement détruit en 1302 par un séisme.
Il a été localisé en 1995 dans le port même d'Alexandrie par une équipe de plongeurs.

Alexandrie : Le phare d'Alexandrie.

Autour de l'œuvre

C'est dans la ville de Rosette (Rachid) que la pierre de Rosette fut découverte. Elle est maintenant exposée au British Museum de Londres. C'est grâce à cette pierre que le français Jean-François Champollion a pu déchiffrer les hiéroglyphes en 1822. Elle est en effet couverte d'un texte en trois alphabets : hiéroglyphes, démotique (une des écritures de l'égyptien ancien) et grec.

[Cliquez pour agrandir : 80 Kio] London - The British Museum: the original Rosetta Stone. [Cliquez pour agrandir : 155 Kio] London - The British Museum: a copy of the Rosetta Stone. [Cliquez pour agrandir : 171 Kio] London - The British Museum: demotic text on a copy of the Rosetta Stone. [Cliquez pour agrandir : 159 Kio] London - The British Museum: hieroglyphic text on a copy of the Rosetta Stone. [Cliquez pour agrandir : 174 Kio] London - The British Museum: Greek text on a copy of the Rosetta Stone.

Le colosse de Rhodes [carte]

Le colosse de Rhodes était une statue en bronze, représentant Hélios, le dieu du Soleil. Elle mesurait environ 32 mètres. Le sculpteur Charès passa plus de douze ans à le construire, vers -292. Ce colosse tenait un flambeau de son bras levé, et de l'autre, s'appuyait sur une lance. Il se trouvait dans le port de Rhodes et fut détruit vers -227 par un tremblement de terre. Vers l'an 654, pendant l'invasion arabe, ses débris auraient été transportés en Syrie. On ignore ce qu'ils sont devenus.

Rhodes : Le colosse.

Le Mausolée d'Halicarnasse [carte]

Il se situe à Bodrum, en Turquie. Il fut le tombeau de Mausole (-353) et fut élevé à Halicarnasse par sa sœur et épouse Artémise II. Elle appela pour ce travail les artistes les plus connus de son temps : pour l'architecture Satyros et Pythéos et pour la sculpture Scopas, Timothéos, Bryaxis et Léocharès. Le tombeau ne fut achevé qu'après la mort d'Artémise (-350). Les tombes de Mausole et d'Artémise étaient placées dans une chambre funéraire, entourée de 36 colonnes qui supportaient une grande pyramide au sommet de laquelle était sculpté un quadrige de marbre qui culminait à 43 mètres. Ce monument fut détruit, par un séisme, vers le XIVe siècle. Des fouilles permirent de mettre à jour des éléments d'une frise représentant des combats entre des Grecs et des Amazones ou des Centaures, qui fut attribuée au sculpteur Scopas.

Turquie : Bodrum : Le mausolée d'Halicarnasse.

Autour de l'œuvre

Le British Museum de Londres possède des éléments des frises du Parthénon d'Athènes représentant des combats entre des Grecs et des centaures, ce qui permet d'imaginer à quoi pouvaient ressembler les décorations du mausolée.

[Cliquez pour agrandir : 69 Kio] London - The British Museum: fight between a Greek and a centaur. [Cliquez pour agrandir : 71 Kio] London - The British Museum: fight between a Greek and a centaur.

Le temple d'Artémis à Éphèse [carte]

Ce temple fut construit au IVe siècle avant Jésus-Christ sur l'ordre d'Alexandre le Grand et achevé vers le milieu du IIIe siècle avant Jésus-Christ. Il avait des proportions gigantesques (ses colonnes parées d'or, s'élevaient à plus de 18 mètres de hauteur) par rapport aux multimples édifices qui furent construits au même endroit les siècles précédents. Sur les parties basses des colones, des scènes mythologiques furent sculptées par de grands artistes. Le temple contenait également des sculptures contemporaines et du siècle précédent. La plus belle représentait Zeus, mais la plus vénérée était bien sûr celle d'Artémis dont le corps était recouvert de divers symboles de fertilité (plusieurs rangées de mamelles). Le temple fut incendié par Erostrate en -314. Il fut ensuite pillé par Néron, puis par les Goths (vers 250) et enfin détruit en 399. Ses pierres ont alors été utilisées pour d'autres constructions.

Éphèse : Le temple d'Arthémis.

La statue de Zeus à Olympie [carte]

Cette statue, en ivoire et en or, mesurait près de 13 mètres de haut et reposait sur socle 2 mètres. Elle fut réalisée par le sculpteur athénien Phidias en -430. pour les habitants d'Olympie qui voulaient une statue pour le temple de Zeus. Selon des descriptions et des pièces de monnaie, Zeus, assis, tenait dans sa main droite une statuette et un sceptre couronné d'un aigle dans sa main gauche. Ses visage, bras, torse et pieds étaient en ivoire ; ses chevelure, barbe, sandales et vêtements en or. Son trône en d'ivoire et en ébène était richement serti d'or et de pierreries.

Olympie : La statue de Zeus.

Note : Les illustrations de cette page ne sont que des dessins et des schémas. Ils ne représentent évidemment pas les sept merveilles telles qu'elles étaient réellement.


Cette page en français a été créée par Peter à partir de sources multiples et d'un exposé scolaire, le 15 juin 2000 et modifiée pour la dernière fois le 24 août 2016. Son avancement est noté 2/3.